Comptons les moutons…

 Coucou mes petits crabes à la sauce hollandaise!

Si quelqu’un lit ce message c’est que vous êtes vraiment des acharnés, mais en tout cas ça fait super plaisir!

Je dois dire que j’ai un peu laissé tombé le blog ces derniers temps. Pour tout dire, je ne me rappelle même plus d’où j’en étais restée…

J’ai eu, comme qui dirait, une vie un peu erratique, ces derniers temps. Je suis partie en Western Australia avec Max, où j’ai passé des moments exceptionnels. On a acheté une voiture qui nous a baladé sur près de 4000km de côte Ouest. Nous avons découvert des lagons cristallins, une nature éblouissante et imprévisible, des chemins de poussière infinis, un soleil redoutable, un monolithe imprenable, des nuits aux innombrables étoiles enivrantes et d’innombrables nuits enivrés sous les étoiles et la musique, partout, la musique.

La musique de la terre et du vent,

La musique du puissant océan,

La musique de la pluie ruisselant,

La musique des oiseaux croassant,

La musique des criquets dans les champs,

De la musique, de la guitare et des chants…

Ce fut un périple fait de rencontres, de rencontres de toutes sortes. De rencontres avec l’étrange, avec l’étranger, avec le connu, avec le reconnu et avec soi-même… Un périple grandiose et grandissant.

Puis les temps sombres sont arrivés. Les temps des départs et des au revoir. Les temps des rêves déchus et des désillusions. Les temps des conflits avec l’autorité, avec un système qui ne donne pas de laisser-passer, qui pousse à l’illégalité, qui a peur de l’étranger, avec un système monétaire, urticant et sectaire…

J’ai dû quitter l’Australie, le pays de mes rêves, abandonner la nouvelle vie que j’avais peiné à commencer. Une fois de plus tourner la page, recommencer, encore et encore. Pour aller où? Quelle est ma voie? Trop de choses à apprendre et une si courte vie qui file au son de la pluie…

Mais « l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil ».

Me voilà en Nouvelle Zélande et dès le premier jour, « il pleut sur la ville comme il pleut dans mon cœur ». Certes, je me réjouis des nouvelles aventures qui m’attendent, mais avant ça je dois faire le deuil de cette voie qui n’est pas la mienne. Dois-je tout abandonner, prendre un sac à dos et au diable les passeports, la légalité et autres balivernes, ou dois-je reconstruire une autre voie, un autre univers, rentrer dans un moule?

« To be or not to be, that is the question: whether it is nobler to suffer the flings and arrows of an outrageous fortune or to take the arms against a sea of troubles and by opposing end them? »

Vais-je me résigner ou, tel Hamlet, vais-je prendre les armes au risque d’y perdre la raison?

J’ai le sentiment que cette pluie ne s’arrêtera que lorsqu’elle m’aura lavée de tous mes doutes.

A bientôt pour des temps plus cléments,

Good night and good luck.



4 commentaires

  1. papypoune 22 janvier

    N’oublie jamais ma fille, que tu es une battante.
    De plus, en NZ, nul besoin de somnifere, il y a les moutons.
    Plein de poutoux

  2. hélène, pustulle&cie 23 janvier

    Bats toi pour tes rêves ma belle! On est avec toi et on te soutien!!!! Quelle bande d’abrutis de ne pas te vouloir! Ils ne savent pas ce qu’ils perdent! enfin pas encore, mais viendra un jour où il s’en mordront les doigts de ne pas avoir voulu garder notre Bubulle parmis eux… MWAAAAA MWAAA MWAAA

  3. andrea 24 janvier

    Juste une petite phrase qui en dit long chère Mine….

    « C’est au plus noir des nuits que germent les aurores »

    Big kisses and take care.
    Andréa

  4. andrea 24 janvier

    Juste une petite phrase qui en dit long chère Mine….

    “C’est au plus noir des nuits que germent les aurores”

    Big kisses and take care.
    Andréa

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