L’Aventure Néo-zélandaise!

Coucou mes Kauri géants!

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Me revoilà, plus enthousiaste que jamais, pour de nouvelles aventures!!!

Je ne sais toujours pas où je vais, « mais ça je ne l’ai jamais bien su. Et si jamais je le savais, je crois bien que je n’y irai plus! ».

En attendant, je peux vous dire où je suis allée!!!

Je suis arrivée à Auckland un beau matin, lequel je suis plus sûre, mais par un beau matin de pluie! Par contre, attention: pluie certes, mais bien chaud quand même: à 6h30 du mat, je commence déjà à transpirer sous mes trois tonnes de bagages. Je dois aussi porter les bagages qui pendent sous mes yeux. En effet, dans l’avion, pas moyen de fermer l’œil (ni l’autre!). Comme envoutée par la lumière éblouissante de la croix du sud et du ciel austral, sous une pluie d’étoiles filante, l’image et l’odeur de Melbourne me hante durant les trois heures que durent le vol. Pourtant, à l’arrivée, c’est déjà un jour nouveau qui m’attend. Je vivrai cette journée, et les suivantes, avant tout le monde, aux confins des océans, au bout de la terre…

Je suis donc à l’aéroport et le rêve éveillé commence. La bruine apaisante me rafraichit. Déjà, je rencontre l’hospitalité légendaire des locaux. D’entrée j’ai droit à une réduction pour le shuttle, grâce à mon sourire enthousiaste et aventurier!!! Et puis, il va falloir m’y faire, ici, je suis plus « mate » mais « luv »!!!

Bref dans un Auckland désert à 7h du mat’ (ça change de l’Australie où tout le monde se lève à 5h!!!) je trouve vite ma route jusqu’au backpackers que j’ai réservé. Dans le bien nommé Cosy Kiwi, tout le monde dors encore, et il ne me reste plus qu’à m’allonger sur un des canapés à l’entrée en attendant que la réception ouvre Je m’endors donc sereine et me réveille enfouie sous mes bagages à 11h dans une salle fourmillantes d’aventuriers en quête de sommeil ou juste d’aventures, justement!

Je dépose mes bagages et je pars faire un tour. La ville ne dors plus et grouille de gens qui vont au travaillent, faire du shopping, faire la manche, ou juste flâner, un pied devant l’autre et la tête dans les nuages, un peu comme moi.

La pluie s’est arrêtée momentanément, mais déjà , on sent les prémices de ce qui s’annonce: la tempête et les pluies torrentielles qui ont ravagées l’Australie m’ont suivies jusqu’ici et s’apprêtent à sévir. Quand j’arrive au port, un vent puissant m’empêche presque d’avancer et essaye avec acharnement de me faire des croche-pattes en s’engouffrant sous mes tongs. Ne parvenant pas à ses fins et devant ma détermination à découvrir la ville malgré ses assauts répétés, il décide d’appeler la pluie battante en renfort. Et là c’est la débandade, tout le monde quitte le port pour se mettre à l’abri. Je me rends bien compte que je ne gagnerai pas cette bataille. C’est donc résignée que je prends le chemin retour. Résignée, mais pas rendue: je ne choisis pas le côté de la route où tout le monde s’agglutine pour se protéger, ce n’est pas parce que je suis au pays des moutons que je vais me mettre à bêler!

Je regagne donc mon logement détrempée mais satisfaite!

Le soir, je suis conviée à une petite soirée au bar où je fais la connaissance d’un trio britannique (Kate, Chris et Simon) en compagnie de qui je vais faire ce que je n’avais pas fait depuis longtemps: passer la nuit dans les bars à danser sur des musiques contemporaines, commerciales et abrutissantes, à coup de shots à répétition. J’avais oublié à quel point il est facile de se faire offrir des verres et de se prendre au jeu. L’alcool l’emporte vite sur la fatigue, le boum-boum et les flashs remuent les foules frénétiques et les corps sont secouées de spasmes jusqu’au petit matin, où l’on s’endort enfin les oreilles bourdonnantes et au final plus enivrés par les rythmes répétitifs que par l’éthanol. Le monde de la nuit…

Le lendemain, je décide de donner du repos à mes tympans maltraités et les emmènent écouter les accords latinos envoûtants d’un brésilien avec qui j’ai fait un petit jam le matin même, entre vieux piano du backpackers, magnifique guitare acoustique et chants à tue-tête jusqu’à ce qu’on vienne nous dire qu’il y a peut-être des gens qui dorment encore (à 13h!!!). Il se représente le soir sur la terrasse d’un resto classe du port, j’embarque donc Kate et nous allons nous offrir un petit régal pour les papilles et pour les oreilles!

Le jour suivant, je décide, toujours avec Kate, de découvrir le musée d’Auckland. Ce bâtiment massif abrite un variété d’expositions impressionnante. Je recommande ce musée à tout le monde: non seulement les expos sont variées, mais elles sont super intéressantes, interactives, ludiques. En gros il se la pète se musée. Son seul problème c’est qu’il est trop grand et absolument impossible à faire en 1 jour, même en y passant 6 heures comme moi!

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Le soir, le monde de la nuit me rappelle à ses vices et c’est accompagnée d’une centaine de backpackers désœuvrés que je participe au Giant Pub Crawl: aller de pub en pub en procession jusqu’au bout de la nuit.

Le lendemain, départ pour Paihia, Bay of Islands dans le Northland en compagnie de Kate. Les premiers jours sont marqués par une pluie incessante qui nous empêche de découvrir les trésors que recèle la région. Mais au final, le soleil revient et j’ai le plaisir de me balader sur les rives de cette baie enchantée. Je visite d’abord Waitangi, où a été signé le traité entre les peuples Maori et les Anglais, formant, en 1840, une nation commune.

Lors de mon séjour j’enchaînerai des expériences uniques, comme

  • passer une journée sur une île déserte avec une australienne, une anglaise, un allemand et un américain;img0349.jpg

  •  découvrir le cap de Reinga où la mer de Tasmanie et l’océan Pacifique se rejoignent dans un endroit magnifique d’où les esprits des Maoris partent dans l’autre monde; img0071.jpg

  • rouler à 100km/h sur un plage infinie jonchés de coquillages délicieux que j’attrape et mange les pieds dans l’eau; img0024.jpg img0409.jpg

  • nager dans 2 océans différents le même jour;

  • découvrir des arbres géants (Kauri), dont certains spécimens sont encore intactes après 45000ans enfouis dans les marais.

  • et faire de la luge sur des dunes gigantesques!img0427.jpg  img0447.jpg

Voilà où j’en suis. La pluie est revenue pour me laisser le temps de digérer toutes ces merveilles.

Demain je prends la route en compagnie d’une copine australienne, Lisa, direction Rotorua où je vais faire la connaissance des maîtres du monde, de ceux qui ont créé cette île et peuvent la détruire: les géants de feu et de cendres, les volcans.

A très bientôt pour de nouvelles aventures,

Votre Bubulle de magma



Comptons les moutons…

 Coucou mes petits crabes à la sauce hollandaise!

Si quelqu’un lit ce message c’est que vous êtes vraiment des acharnés, mais en tout cas ça fait super plaisir!

Je dois dire que j’ai un peu laissé tombé le blog ces derniers temps. Pour tout dire, je ne me rappelle même plus d’où j’en étais restée…

J’ai eu, comme qui dirait, une vie un peu erratique, ces derniers temps. Je suis partie en Western Australia avec Max, où j’ai passé des moments exceptionnels. On a acheté une voiture qui nous a baladé sur près de 4000km de côte Ouest. Nous avons découvert des lagons cristallins, une nature éblouissante et imprévisible, des chemins de poussière infinis, un soleil redoutable, un monolithe imprenable, des nuits aux innombrables étoiles enivrantes et d’innombrables nuits enivrés sous les étoiles et la musique, partout, la musique.

La musique de la terre et du vent,

La musique du puissant océan,

La musique de la pluie ruisselant,

La musique des oiseaux croassant,

La musique des criquets dans les champs,

De la musique, de la guitare et des chants…

Ce fut un périple fait de rencontres, de rencontres de toutes sortes. De rencontres avec l’étrange, avec l’étranger, avec le connu, avec le reconnu et avec soi-même… Un périple grandiose et grandissant.

Puis les temps sombres sont arrivés. Les temps des départs et des au revoir. Les temps des rêves déchus et des désillusions. Les temps des conflits avec l’autorité, avec un système qui ne donne pas de laisser-passer, qui pousse à l’illégalité, qui a peur de l’étranger, avec un système monétaire, urticant et sectaire…

J’ai dû quitter l’Australie, le pays de mes rêves, abandonner la nouvelle vie que j’avais peiné à commencer. Une fois de plus tourner la page, recommencer, encore et encore. Pour aller où? Quelle est ma voie? Trop de choses à apprendre et une si courte vie qui file au son de la pluie…

Mais « l’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil ».

Me voilà en Nouvelle Zélande et dès le premier jour, « il pleut sur la ville comme il pleut dans mon cœur ». Certes, je me réjouis des nouvelles aventures qui m’attendent, mais avant ça je dois faire le deuil de cette voie qui n’est pas la mienne. Dois-je tout abandonner, prendre un sac à dos et au diable les passeports, la légalité et autres balivernes, ou dois-je reconstruire une autre voie, un autre univers, rentrer dans un moule?

« To be or not to be, that is the question: whether it is nobler to suffer the flings and arrows of an outrageous fortune or to take the arms against a sea of troubles and by opposing end them? »

Vais-je me résigner ou, tel Hamlet, vais-je prendre les armes au risque d’y perdre la raison?

J’ai le sentiment que cette pluie ne s’arrêtera que lorsqu’elle m’aura lavée de tous mes doutes.

A bientôt pour des temps plus cléments,

Good night and good luck.



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